Navigation | Archive » 2011 » octobre

Pages

Catégories

30 octobre, 2011

Rendez les sous !

Un peu à la godille, j’ai souvent dis que le Val d’Argent avait les poubelles les plus chères de France  J’avais raison. Le mensuel Que choisir publie une étude sur le sujet, étude très fouillée et dont le sérieux n’échappera à personne. On y découvre que la taxe poubelle la moins chère est le fait de la communauté urbaine de Brest (35 euros par habitant) alors qu’elle explose à Limoge métropole (149 euros/h), ce qui tout de même 20 euros de moins que le tarif du Smictom. Et encore celui-ci est 20% moins cher que le « tarif Fréchard », l’opérateur ayant repris la tarification depuis 2010. Il faut bien considérer qu’à cause de ce monsieur auto proclamé président sur les désaccords des autres délégués, nous avons tous payé bien trop cher un service pour lequel nous étions pieds et poings liés. Il serait temps que du coté de la villa Burrus, on songe à rembourser les assujettis. Mais Jean-Luc à tellement de choses à payer.

  

Les travaux effectués dans l’ancienne usine Alplast, locaux pour lesquels l’actuel occupant n’a versé aucun loyer, ont été pris en charge par la communauté de communes. Combien ça a coûté ? Ne comptons pas sur le président pour nous le dire, lui qui minimise les dépenses et augmente les recettes, allant jusqu’à créer de nouveaux impôts pour soutenir sa SEM et les autres projets déjà déficitaires avant même un début d’exécution. Combien de temps encore vont durer gabegie et incurie ? Dans une société d’abondance, cela passerait presque inaperçu mais voilà, si nous bouffons tous de la vache enragée, c’est grâce à cet autre dépensier qu’est Sarkozy qui a tellement creusé les déficits, qu’il veut désormais une règle d’or pour les interdire. Le sauveur auto proclamé (c’est une manie) de la France, l’Europe et le monde, pourquoi pas de la galaxie toute entière, rejette sa responsabilité en déclarant que si la France va mal, c’est parce que les socialistes ont instauré la retraite à 60 ans en 1981 et les 35 heures il y plus de 10 ans. Si la droite épaulée par l’ancien directeur du FMI, a repoussé l’âge de départ en retraite, elle n’a pas abolie les 35 h pour la simple raison que ces dernières conviennent aux employeurs puisqu’elles permettent la flexibilité, soit disant indispensable aux entreprises modernes, qui ne sont ni modernes ni entreprises comme celle dont on parle tant ces derniers jours dans notre vallée et qui a donné lieu à une manifestation dans les rues du chef lieu de canton jeudi dernier. 

  

C’est en effet ce jour là, que les employés et les personnes concernées par ce qui apparaît chaque jour davantage comme une mascarade, ont défilé avec des banderoles aux slogans éloquents. « Nous voulons du travail avec des patrons honnêtes » « Exploitation crapuleuse » « Pouvoirs publics complices ». Etaient présents le maire de Sainte-Marie, le député, le conseiller général et quelques autres délégués à la communauté de communes. Ces politiques locaux faisaient profil bas à l’exception notable de l’incroyable Paul Drouillon se mêlant de tout pour ne pas dire grand-chose. Absents remarqués des observateurs, Jean-Luc Fréchard lui même probablement occupé par ailleurs, ainsi que des quatre personnes connues pour composer la nouvelle section socialiste de la vallée. Néanmoins l’opposition sainte-marienne primtemps 2008 était représenté par deux élus. Le baroud d’honneur des manifestants semble, hélas, n’avoir aucune issue pour l’instant. 

Par aalph le 30 octobre, 2011 dans Non classé
Pas encore de commentaires

28 octobre, 2011

Matthieu Boulanger, Kougelhopf d’argent

2960782496913620673118783703930087611350088833n.jpg

L’ami Matthieu Boulanger, boulanger de son état dans la rue du Général Bourgeois à Sainte-Marie-aux-Mines, vient de gagner le Kougelhopf d’argent, du haut-Rhin. Une réussite qui ne doit pas passer inaperçue dans le Val d’Argent !

Par aalph le 28 octobre, 2011 dans Non classé
Pas encore de commentaires

26 octobre, 2011

Vous reprendrez bien un peu de dette ?

A la vente de livres au kg de Sainte-Croix-aux-Mines, il y avait une table avec rien que de bouquins de régime. Il faut croire qu’il est plus facile de se débarrasser de kg de papier que de kg superflus. En tous cas ce qui n’est pas superflu c’est la gloutonnerie avec laquelle nos délégués désignés par eux même dépensent notre argent sous les ores de la villa Burrus. Si la famille Burrus avait agi de même cela serait dans un Algéco que se retrouveraient nos supers taxateurs qui ne savent plus quoi faire de notre pognon. Cette semaine ils imaginent un truc sur le patrimoine « qui n’a rien à envier à Riquewihr et Kaysersberg » dixit le président, jamais en retard d’une ânerie, qui oublie (mais peut-être l’ignore-t-il ?) que ces deux communes sont par mis les 200 plus beaux villages de France. Nous sommes très loin de notre vallée et de son look RDA, avec ses Trabans électriques et ses volets clos. Les centaines d’actifs qui ont quitté un territoire sans avenir et qui veulent désespérément vendrent leurs bien immobiliers, pourraient en témoigner. Ces gens sont en passe de perdre beaucoup d’argent. Et ce ne sont pas les nouvelles taxes qui sont pondues par la com’com qui inciteront les bobos en 4×4 et fort pouvoir d’achat à investir chez nous. Mis à part les cinq cent derniers mètres, les bobos veulent des accès et tant qu’une voie rapide ne reliera pas la vallée à l’autoroute, on peut se brosser en attendant ces nouveaux sainte-mariens. En attendant ceux qui nous veulent du bien, dorment sur les dossiers. C’est jeudi que l’on manifeste avec les salariés (ex salariés ?) de Geprom. Déjà on nous parle de repreneurs suisses ou venus d’autres contrées exotiques. Ils seront aidés, bien sur ces sauveurs providentiels et lorsque les aides seront taries, ils jetteront l’éponge avec le bébé et l’eau du bain. Mais il y a une chance pour que ça marche, comme il y a une chance de gagner à la loterie. Y’a aussi une nouvelle dameuse qui doit arriver des Pyrénées, pour remplacer l’autre achetée il y a 5 ou 6 ans. Je pensais pas que ces trucs là étaient aussi fragiles. Comme l’est le triporteur électrique, acheté il y a à deux trois paires d’année, qui marche très bien sauf que le châssis accuse des signes de faiblesse. Bref, l’engin est au rancart. Décidément n’est pas écolo qui veut mais est dépensier qui peut. 

Par aalph le 26 octobre, 2011 dans Non classé
Pas encore de commentaires

22 octobre, 2011

La vallée belle et rebelle

Rien ne va plus ! Geprom est en redressement et ses salariés vont manifester. Y a t-il quelque chose à redresser ? A l’école des Lucioles les vacances scolaires sont tombées à pic, mais il n’est pas sur qu’elles suffisent à calmer les motivations des parents d’élèves. Le départ annoncé de la bourse aux minéraux, provoque un nouvel avis de tempête et la création d’une association des amis de la bourse. J’adhère, vous aussi je l’espère. Ainsi, nous voyons notre vallée se mobiliser pour des droits élémentaires. Droit au travail, droit à l’éducation, droit au respect qu’un travail fourni depuis des décennies ne parte pas ailleurs. Peut-être ces différents mouvements de grogne marquent-il la fin d’un fatalisme qui nous est habituel, il est temps de que les habitants se mobilisent et prennent en main les destinées de notre territoire. Il est d’ores et déjà clair qu’ils n’y arriveront pas avec un certain nombre d’élus qui freinent des quatre fers le développement de notre vallée, par leur inaction et par confort. Faut-il vraiment les nommer ?  Quant-a d’autres qui passent leur temps à rêver des projets et chercher des financements pour de nouveaux endettements, ils feraient mieux de se préoccuper de l’existant. Au lieu de financer à coup de dizaines de milliers d’euros des machins qui ne marchent pas aujourd’hui et qui ne marcheront pas mieux demain, ils pourraient songer à une redistribution vers les habitants et sauveraient ainsi les commerces du territoire. Au lieu de cela, ils font tout le contraire en créant de nouveaux impôts. Regardez bien votre feuille d’impôts locaux, édifiant. Mais faut bien payer pour des trucs qui ne servent qu’à quelques-uns.

Par aalph le 22 octobre, 2011 dans Non classé
Pas encore de commentaires

20 octobre, 2011

L’UMP en débandade

A peine le sacre de Hollande terminé avec ces interminables primaires, l’UMP contre attaque en organisant une convention pour démonter le programme du PS. Un seul mot sort de ce raout : irréaliste. Surprenant vocable pour un parti politique qui croit détenir la vérité à lui tout seul et qui fait de notre pays un du tiers monde avec ses élites fortunées et un peuple chaque jour plus nombreux de gueux et de miséreux. S’il fallait, d’un mot qualifier les positions de l’UMP par rapport aux français cela serait surréaliste. Qu’on en juge par cette convention d’une droite au bout du rouleau, un compteur genre Télé thon, additionne  les chiffres que coûteront aux français les propositions du PS et ceci dans les cinq ans. On voit déjà la mauvaise fois se pointer. Qui est capable de dire ce qui se passera dans 1, 2, 3, 4 ans ? Madame Soleil ? Cette surboum a rassemblé une quinzaine de ministres, selon les médias, même pas capables de donner un chiffre exact. Mais lorsque l’on est ministre on est ministre de tous les français, pas seulement des électeurs UMP ; ont-ils vraiment si peu de choses à faire ces ministres, pour se retrouver devant les caméras à déblatérer avec des chiffres dont on peu légitiment douter du sérieux ? Et que comprenons-nous à ces batailles à coup de milliards d’euros ? Que cela va coûter cher ? C’est déjà le cas avec ces nantis qui sont incapables de comprendre que pour recevoir, il faut donner. C’est l’éternelle histoire des entrepreneurs qui décident de supprimer frais de ménage et secrétariat. Du coup les employés ne font plus ce pourquoi ils sont payés, du moins plus totalement et le bateau continue à prendre l’eau. Telle est aujourd’hui la situation du pays faite pour garder un précieux triple A dont franchement on se demande à quoi il sert. S’il est président Hollande devra donner un grand souffle d’air. A part ça, une petite fille est née. Félicitons les parents de cet événement d’ordre privé.

Par aalph le 20 octobre, 2011 dans Non classé
Pas encore de commentaires

19 octobre, 2011

Jeudi école morte aux Lucioles

dscf32441.jpg

Lever de boucliers protestataires, mobilisation des parents d’élèves, forte colère, voilà quelques-un des ingrédients qui pimentent la vie de notre vallée cette semaine. En cause le déplacement autoritaire et sans remplacement, d’une enseignante de bilingue de l’école maternelle Les Lucioles à Sainte-Marie-aux-Mines, vers Rombach-le- Franc. Les raisons de la colère seraient anecdotique et pourraient faire penser à des querelles de village, si ce n’était pas l’avenir des enfants dont il est question. Il faut au préalable rappeler ce qu’est le bilinguisme en Alsace. En bon français de France, l’enseignement bilinguisme est l’apprentissage de deux langues, français et une autre langue, l’italien, l’anglais, le portugais, le turc pourquoi pas ; il existe d’ailleurs des épreuves dans ces langues et d’autres encore, au niveau du bac. Mais en Alsace le bilinguisme en maternelle et en primaire est presque exclusivement franco-allemand. Mené par un fort lobby de parents ayant pour la plupart des situations confortables, qui pensent à juste titre que l’enseignement précoce de l’allemand favorisera les apprentissages des autres matières, ce bilinguisme s’est imposé dans la vallée il y a quelques années et c’est Rombach-le-Franc qui a accueilli l’école maternelle bilingue avec une classe bilingue aux Lucioles. Quelques semaines après la rentrée scolaire le congé maternité de l’institutrice de Rombach sans remplacement pose évidemment un problème. Alors solution donnée par les gestionnaires qui gouvernent le monde dans des bureaux bien chauffés, déplacer l’enseignante des Lucioles et l’envoyer à Rombach, sans bien sur proposer de remplacement aux Lucioles. C’est à ce genre de gestion, que l’on mesure la portée de la politique libérale qui empoisonne la vie de nos concitoyens depuis une décennie. En ne remplaçant pas un enseignant sur 2 partant à la retraite, ceux qui nous dirigent croyaient faire des économies. Mais lac casse du système les a rejoint ; faire des économies sur le dos des enfants et de l’avenir s’avèrent être un très mauvais calcul. Demain les parents des Lucioles organisent une journée école morte.

dscf32451.jpg

Par aalph le 19 octobre, 2011 dans Non classé
Pas encore de commentaires

14 octobre, 2011

Primaire en vallée

Mes amis de Sainte-Croix-aux-Mines me demandent pourquoi il n’y a pas de bureau de vote pour les primaires dans leur commune. Je leur répondais jusqu’ici qu’il pouvaient demander au PS local, directement en allant voter dans leur bureau de vote attribué. Moi même n’étant plus membre du PS, depuis 1995 parce que j’avais à cette époque, estimé que ce parti était trop éloigné des préoccupations des gens, je ne pouvais pas leur apporter de réponse. Néanmoins la question devenant de plus en plus prégnante, je l’ai posé directement  à madame le maire, qui m’a répondu qu’aucune demande de local ne lui était parvenue, malgré qu’elle ait fourni la liste des électeurs fort rapidement et rajoutant qu’elle aurait volontiers ouvert la mairie aux militants socialistes. Sans voir des complots partout, on peut imaginer qu’avec 7 encartés dans la vallée il n’était pas facile d’ouvrir plus de trois bureaux ( Aubure, Liepvre, Sainte-Marie). Mes amis de Sainte-Croix auraient-il été voter davantage s’il y avait eu un bureau local ? Je n’en suis pas sur, résultat dimanche ou Hollande devrait l’emporter. Tiendra-t-il le choc face à Sarko, c’est une autre histoire.

Par aalph le 14 octobre, 2011 dans Non classé
Pas encore de commentaires

13 octobre, 2011

L’autre et l’une

Hollande ou Aubry ?  J’ai entendu un bout du débat hier soir et le François de Corrèze dire qu’en 2002, il n’y avait pas grand monde pour garder le PS. Sauf qu’il gardait la maison Solferino depuis 97 et est donc un des responsables de la débâcle de 2002. Ensuite il est resté de plus en plus muet face à une droite de plus en plus arrogante et décomplexée. Ma mémoire est peut-être défaillante, mais je ne me souviens pas d’une action, ou d’un coup de gueule, non rien de tout cela, un premier secrétaire invisible et inaudible, un vrai zen en somme. Aubry, c’est différent, elle a été ministre, elle a fait la CMU et les 35 heures. Ces fameuses 35 h, que la droite voue aux gémonies, mais qu’elle n’a jamais abrogées. Mais à part ça entre le gars et la fille, la différence tient sur une feuille de papier à cigarette. Donc, je n’irais pas voter dimanche, pas plus que je n’ai été dimanche dernier. Je suis néanmoins interpellé par certain qui me demandent, s’il faudra encore donner un euro. Ce ne sont plus des fauchés mais des radins ! Quand le curé enterre un de leur proche, ils mettent un bouton de culotte dans le tronc ? Quant au mot encore, je leur demande s’ils ont payé dimanche dernier ? Non, ben alors pourquoi cet encore ? D’autant plus que vous savez quoi ? Y’a une rumeur qui dit que si on ne va pas voter, l’UMP donne 2 euros, mais je ne sais pas s’il faut s’adresser au député ou au conseiller général. 

  

Par aalph le 13 octobre, 2011 dans Non classé
Pas encore de commentaires

10 octobre, 2011

Sabordage au PS

111010primairesocialiste1tour.jpg

Au moment ou je tape cette note, je ne connais pas encore les résultats locaux de la primaire socialiste dans la vallée. La presse du lundi fait état de 700 votants à Sélestat et les socialistes d’afficher des sourires de circonstance. Ils ont tort. D’abord parce qu’avec 700 votants à Sélestat, on est encore très loin des 1100 voix obtenues sur cette commune, par la candidate socialiste aux dernières législatives. Ne rajoutons par les suffrages de l’autre gauche et des écologistes, sinon il n’y que la moitié des votants de gauche qui se sont déplacés hier. Au delà de cette considération, les primaires marquent à coup sur la fin du militantisme de parti, du PS en particulier. A quoi bon, l’action de terrain et la réflexion politique, puisque désormais elles seront le fait d’entourages de futurs candidats, qui présenteront les résultats de leurs travaux devant les français directement.  Hier le vieux PS s’est sabordé, tant mieux peut-être, pour faire quoi, telle est la question. Je n’ai pas trouvé de réponse à ces questionnements dans la page entière qu’un quotidien local consacrait à la nouvelle section socialiste et à sa secrétaire avant d’embrayer sur les primaires dans la vallée. On apprenait juste que les problèmes de Ribeauvillé ne sont pas les mêmes que chez nous, ce qui n’est même pas sur. Ce n’est pas parce que la misère sociale est cachée derrière des façades ripolinées qu’elle n’existe pas. Désolé, camarades mais pour votre section vous êtes un peu en retard. Il vous reste à recommencer dimanche prochain, pour départager Hollande et Aubry. En attendant les électeurs je vous recommande la lecture du programme du Front de gauche et de son candidat commun Jean-Luc Mélenchon : L’humain d’abord, (2 euros).

Par aalph le 10 octobre, 2011 dans Non classé
Pas encore de commentaires

9 octobre, 2011

Le roman d’octobre

12906mediumb47270da3.jpg

Sur fond d’émeutes de plus en plus incontrôlables dans les banlieues, le Bloc Patriotique, un parti
d’extrême droite, s’apprête à entrer au gouvernement. La nuit où tout se négocie, deux hommes, Antoine et Stanko, se souviennent. Antoine est le mari d’Agnès Dorgelles, la présidente du Bloc. Stanko est le chef du service d’ordre du parti. Le premier attend dans le salon d’un appartement luxueux, le second dans la chambre d’un hôtel minable. Pendant un quart de siècle, ils ont été comme des frères. Pendant un quart de siècle, ils ont participé à toutes les manips qui ont amené le Bloc Patriotique aux portes du pouvoir. Pendant un quart de siècle, ils n’ont reculé devant rien. Ensemble, ils ont connu la violence, traversé des tragédies, vécu dans le secret et la haine. Le pire, c’est qu’ils ont aimé cela et qu’ils ne regrettent rien. Ils sont maudits et ils le savent. Au matin, l’un des deux devra mourir, au nom de l’intérêt supérieur du Bloc. Mais qu’importe : à leur manière, ils auront écrit l’Histoire. Plus qu’un simple roman noir, Le Bloc est un roman politique qui cherche à répondre à une question de plus en plus cruciale : comment expliquer et surtout comprendre l’affirmation de l’extrême droite dans les 30 dernières années ? En plongeant le lecteur dans la tête des deux protagonistes centraux, dans une posture empathique et compréhensive à mille lieux de la critique antifasciste traditionnelle, Jérôme Leroy prend des risques. La critique, bien présente, est ici en creux, elle se dessine dans l’esprit même du lecteur sans que l’auteur ait besoin de la formuler. En décrivant le parcours de ces deux hommes, il peint un tableau général de la déliquescence politique française contemporaine : disparition progressive du PC, abandon de la classe ouvrière par une gauche socialiste « boboisé » qui se réfère plus à l’idéologie libéralo-libertaire de Mai 68 qu’à la lutte des classes, droite de plus en plus arrogante, tournée vers le business et les profits transnationaux. Leroy décrit une société française à l’agonie, une poudrière qui éclate soudainement lors d’émeutes dont tout le monde parlait mais que personne en réalité n’a vu venir. Son constat fait mouche et oblige son lecteur à reconsidérer l’espace politique qui l’entoure.

Par aalph le 9 octobre, 2011 dans Non classé
Pas encore de commentaires

12

Mouvement des Jeunes pour l... |
Autrement |
Pour réfléchir à plusieurs ... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Chaire de recherche en étud...
| bucephal77500
| Séjour solidaire entre géné...